
Service
Toxicologie et analyse de risques environnementaux
IndustrIE
Gouvernement
LIEU DU PROJET
Kamouraska, Québec
DATE DU PROJET
2015, 2017-2018 et 2022
QUANTITÉ
S.O
DÉFIS
Le projet consistait à évaluer les risques toxicologiques et écotoxicologiques associés à la présence de métaux lourds dans les sols d’une île isolée.
La stratégie de réhabilitation devait réduire les risques pour la santé humaine et les récepteurs écologiques tout en limitant les perturbations de l’écosystème. Elle devait également tenir compte des faibles épaisseurs de sol, des pentes abruptes, des risques d’érosion et de glissement de terrain ainsi que de l’accès restreint au site. Le transport des sols par élingage sous hélicoptère représentait une contrainte logistique et sécuritaire importante.
La conservation des arbres matures constituant un habitat favorable à la nidification de l’eider à duvet devait aussi être conciliée avec les objectifs de réhabilitation.
CONTEXTE
Le site, occupé autrefois par une station de phare, est situé sur une île de l’estuaire du fleuve Saint-Laurent, à proximité d’une réserve nationale de faune. Les activités passées avaient entrainé une contamination des sols par des métaux lourds.
Réalisé en plusieurs phases, le projet visait à gérer le passif environnemental du site et, ultimement, à permettre la fermeture de son dossier dans l’inventaire des sites contaminés fédéraux.
Une analyse de risques environnementaux était nécessaire afin de déterminer les interventions appropriées, sans compromettre la conservation des habitats présents sur l’île.
Solution
Une caractérisation complémentaire des sols a d’abord été réalisée. Celle-ci comprenait une estimation de la bioaccumulation des métaux dans les plantes ainsi qu’une évaluation de l’état de santé de la végétation dans le cadre du suivi post-réhabilitation environnementale.
Les risques toxicologiques pour la santé humaine et les récepteurs écologiques terrestres ont ensuite été évalués selon les procédures du Plan d’action pour les sites contaminés fédéraux. Cette démarche a permis de déterminer les niveaux de contamination correspondant à un risque jugé acceptable.
Des critères de réhabilitation propres au site ont été élaborés, dont un seuil pour le plomb dans les sols de surface visant à protéger les oiseaux et les petits mammifères. Les recommandations formulées prévoyaient la réhabilitation des zones dépassant ce seuil, à l’exception de certains milieux arborés et secteurs à forte pente.
Un plan de gestion des risques a également été préparé afin de concilier la protection de la santé humaine, la réduction des risques écologiques et la conservation de l’écosystème.
FAITS SAILLANTS
- Projet réalisé en plusieurs phases : 2015, 2017-2018 et 2022.
- Caractérisation complémentaire des sols et estimation de la bioaccumulation des métaux dans les plantes.
- Évaluation des risques pour la santé humaine, les oiseaux et les petits mammifères.
- Détermination de risques non acceptables associés à certains métaux.
- Élaboration d’un seuil de réhabilitation propre au site pour le plomb dans les sols de surface.
- Recommandation de travaux de réhabilitation et de mesures de mitigation, dont une restriction d’accès.
- Protection ciblée des milieux arborés servant d’habitat à l’eider à duvet.
- Prise en compte des risques d’érosion, de glissement de terrain et des contraintes liées à l’élingage des sols par hélicoptère.
- Définition d’un compromis entre la pérennité des populations d’oiseaux et de mammifères, la conservation des habitats et la réduction des risques associés à la contamination.
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