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Service
Modélisation de la dispersion atmosphérique
IndustrIE
Mines et métaux
LIEU DU PROJET
Malartic, Québec
DATE DU PROJET
2015-2016
QUANTITÉ
S.O
La fosse à ciel ouvert est adjacente au noyau urbain de Malartic. Cette proximité exigeait une évaluation rigoureuse des risques pour la santé de la population riveraine associés aux émissions atmosphériques générées par les activités minières. L’analyse devait notamment tenir compte des particules fines (PM2,5), de la silice cristalline respirable, des oxydes gazeux (dioxyde d’azote, dioxyde de soufre et monoxyde de carbone), ainsi que de 18 métaux et métalloïdes.
Un autre défi consistait à interpréter les écarts entre les concentrations mesurées dans l’air ambiant et celles estimées par modélisation, puis à évaluer les risques sur toute la période d’exploitation, de 2011 à 2028, selon les critères d’acceptabilité de l’Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).
Le projet s’inscrivait dans l’étude d’impact sur l’environnement portant sur l’extension de l’exploitation à ciel ouvert du gisement aurifère Canadian Malartic. Dans le cadre de la procédure québécoise d’évaluation et d’examen des impacts sur l’environnement, l’exploitant souhaitait déterminer si les particules et les gaz émis par les opérations minières pouvaient présenter un risque toxicologique pour la santé des résidents de Malartic.
Une première évaluation réalisée par Sanexen pour le projet original avait été présentée lors des audiences publiques de 2009. Elle portait sur les métaux et la silice et concluait que les émissions projetées ne devraient pas engendrer de risque significatif pour la santé de la population. La nouvelle étude devait intégrer les données disponibles pour le projet d’extension et faire partie des études sectorielles de l’étude d’impact sur l’environnement.
Les risques toxicologiques ont été évalués selon la procédure et les critères d’acceptabilité de l’INSPQ. Les concentrations mesurées dans l’air à Malartic de 2012 à 2015 ont été examinées et comparées aux concentrations estimées par modélisation dans le cadre de l’étude d’impact, ainsi qu’aux niveaux jugés sécuritaires pour la santé.
L’analyse des données de suivi de la qualité de l’air a confirmé que les émissions de la mine n’avaient pas posé de risque significatif pour la santé des résidents durant la période documentée. Elle a également montré que les modélisations des années correspondantes surestimaient de façon importante les émissions de la mine, puisque les concentrations modélisées autour du site étaient supérieures aux concentrations réellement mesurées.
La mise en perspective des concentrations modélisées pour la période de 2011 à 2028 avec les connaissances acquises sur les émissions réelles a permis de conclure que l’exploitation ne présentait pas de risque significatif pour la santé de la population riveraine. Des recommandations ont néanmoins été formulées afin de maintenir le plan de gestion des émissions atmosphériques jusqu’à la fin de l’exploitation et de bonifier le suivi de la silice cristalline respirable dans l’air. L’experte responsable de l’analyse de risques a aussi participé aux audiences du Bureau d’audiences publiques sur l’environnement (BAPE) tenues à Malartic.
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