
Service
Réhabilitation environnementale de sites
IndustrIE
Aménagement du territoire et construction
LIEU DU PROJET
La Première Nation de Couchiching située dans le district de Rainy River, près de la ville de Fort Frances, dans le nord-ouest de l’Ontario.
DATE DU PROJET
De mars 2023 à juin 2024.
QUANTITÉ
S.O.
DÉFIS
La réhabilitation exigeait un contrôle rigoureux à chaque étape en raison de la nature même des contaminants : les dioxines et les furannes, qui peuvent facilement se disperser lors de leur manutention. Des mesures strictes étaient donc essentielles pour prévenir leur dispersion pendant l’excavation, la manutention et le transport des sols et des matériaux.
À cette complexité s’ajoutaient des conditions d’intervention particulièrement exigeantes : travailler dans des sols saturés en eau, décontaminer et nettoyer en profondeur un socle rocheux irrégulier et accidenté, et atteindre un critère de réhabilitation extrêmement strict de 7 pg/g d’équivalent toxique total pour les dioxines et les furannes.
CONTEXTE
De 1904 à 2000, les propriétés visées ont été utilisés pour différents usages industriels, notamment des scieries, des installations de transformation du bois, des bases d’hydravions et une usine d’asphalte le tout sur le territoire de la première nation de Couchiching.
Depuis 1993, plusieurs études environnementales avaient permis de circonscrire des zones potentiellement préoccupantes. De nombreux débris enfouis ou présents en surface, issus principalement des anciennes activités industrielles, avaient été identifiés : bran de scie, briques, bois, verre, plastique, acier, métaux et béton.
Les études antérieures avaient également relevé, dans les sols, des concentrations de contaminants supérieures aux seuils cibles propres au site pour un usage résidentiel, de même que des matières résiduelles non dangereuses. Les contaminants et les matières visés comprenaient les dioxines et les furannes, les hydrocarbures aromatiques polycycliques, les hydrocarbures pétroliers C10 à C50 et les matières résiduelles.
Les travaux de réhabilitation et de gestion des sols contaminés ont été divisés en plusieurs phases. Sanexen, entrepreneur spécialisé en réhabilitation environnementale, a réalisé la première phase.
Solution
Les travaux ont débuté par le déboisement de 22 500 m², comprenant l’abattage et le traitement des arbres ainsi que le transport et l’élimination des matières organiques. Au total, 90 puits de suivi des eaux souterraines ont aussi été mis hors service.
Les équipes ont ensuite excavé, géré et transporté vers des sites autorisés 60 200 tonnes métriques de sols contaminés par des dioxines et des furannes et de matières résiduelles. Les sols contaminés ont été éliminés dans un site d’enfouissement local, et un soutien a été fourni à l’exploitant pendant les opérations.
Environ 25 000 m² de socle rocheux irrégulier et accidenté ont été nettoyés. Une première intervention manuelle a été suivie d’un nettoyage de finition à l’eau sous haute pression. Un système de traitement de l’eau en circuit fermé, alimenté par deux systèmes de pompage munis de filtres à sable, a permis de réutiliser l’eau en circuit fermé.
L’excavation a été remblayée avec plus de 40 000 tonnes métriques de matériaux importés. Le nivellement final comprenait l’ensemencement hydraulique de près de 13 600 m². Le projet incluait également la construction d’infrastructures de stationnement, dont 114 mètres de conduites d’égout pluvial.
L’implication de la communauté de Couchiching First Nation a constitué un élément essentiel à la réussite du projet. Dès le début des travaux, Sanexen a privilégié une approche fondée sur la collaboration, l’écoute et la participation concrète de la communauté. La réalisation des travaux en partenariat avec Aki Contracting, une entreprise de la Première Nation de Couchiching, a permis de combiner l’expertise technique de Sanexen en réhabilitation environnementale avec la connaissance du territoire, l’expérience locale et les priorités de la communauté. Cette collaboration a favorisé une exécution efficace des travaux tout en contribuant au développement des capacités locales, au transfert de connaissances et à la création de retombées durables pour la communauté. Elle illustre l’importance d’intégrer les Premières Nations comme de véritables partenaires dans la planification et la réalisation des projets menés sur leur territoire.
FAITS SAILLANTS
- Excavation, gestion et transport de 60 200 tonnes métriques de sols contaminés et de matières résiduelles vers des sites autorisés.
- Élimination des sols contaminés dans un site d’enfouissement local et soutien à l’exploitant pendant les opérations.
- Travaux réalisés dans des zones où les sols étaient saturés.
- Nettoyage intensif d’environ 25 000 m² de socle rocheux.
- Respect d’un critère de réhabilitation de 7 pg/g d’équivalent toxique total pour les dioxines et les furannes.
- Gestion de l’eau en circuit fermé au moyen de deux systèmes de pompage avec filtres à sable.
- Remblayage de l’excavation avec plus de 40 000 tonnes métriques de matériaux importés.
- Ensemencement hydraulique de près de 13 600 m².
- Déboisement d’une superficie de 22 500 m².
- Mise hors service de 90 puits de suivi des eaux souterraines.
- Construction de 114 mètres de conduites d’égout pluvial.
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